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LE GUIDE DU BONHEUR
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Extraits 1 – Chapitres 1 à 18

Prologue : Réflexion sur le bonheur

Le titre du cahier que j'ai choisi pour rédiger ces pages est « Réflexion », avec, en exergue, « Les meilleures et plus belles choses du monde ne peuvent être vues ni touchées… mais sont senties dans le cœur ! » C'est bien le cas du bonheur ! Peut-on en parler, le définir ? Ou toute tentative de le cerner avec le mental le fait-elle immédiatement fuir ?

Le bonheur ultime, et peut-être le seul vrai bonheur, est précisément le moment, l'espace, le vide entre les pensées. Quand le stress, l'agitation, la course de l'esprit cessent. Lorsque la friction, le mouvement, et les souffrances qu'ils engendrent, font place à la paix, au silence, à l'intemporel. On découvre alors un espace infini, au-delà des formes, au-delà du temps, un espace vide, mais, en même temps, riche de toutes les potentialités les plus belles et les plus folles… 


1 Bonheur et souffrance

Qu'est-ce que le bonheur ? Selon le Petit Robert, le premier sens de bonheur — formé à partir du mot « heur » qui signifie « bonne fortune » — est « chance ». La deuxième définition du bonheur est « l'état de la conscience pleinement satisfaite ». Parmi les synonymes de bonheur, on trouve béatitude, bien-être, félicité, plaisir, contentement, enchantement, euphorie, extase, chance, ravissement, satisfaction, joie … Parmi les antonymes, malheur, malchance, échec, souffrance, inquiétude, peine…

Toutes les perceptions de nos sens sont intimement liées à une sensation, qui peut être agréable, désagréable ou neutre. Les sensations agréables produisent une attirance pour l'objet de la perception, les sensations désagréables une répulsion, et les sensations neutres une indifférence. Ainsi naissent les sentiments de désir et d'attachement, ceux de haine, de colère et de peur, et ceux d'ignorance, d'indifférence et d'ennui. Nous confondons souvent la recherche des sensations agréables avec la recherche du bonheur. Mais il faut remarquer que les sensations agréables sont aussi sources de souffrance, tout comme les sensations désagréables et les sensations neutres. Elles donnent naissance à ce qu'on appelle la souffrance du plaisir.

 

2 Quelle vérité croire ?

Une des caractéristiques de notre époque — et du développement de la technologie — est l'énorme quantité d'informations de toutes sortes que nous avons à notre disposition. Je pense à tous les livres qui sont sur le marché, les journaux et revues, les rapports, thèses et études, l'internet et ses millions de sites, les films et vidéos, les programmes de radio et télévision, la publicité et la propagande, les salons et expositions, les cours, séminaires, conférences, ateliers, enseignements… 

Si l'on imprimait toutes ces informations et qu'on en faisait une pile, elle serait plus haute que la distance de la terre au soleil. Même si nous y passions toute notre vie, nous ne pourrions lire ou étudier qu'une infime partie de toutes ces connaissances. Nous pouvons nous demander lesquelles de ces informations nous sont vraiment utiles, et dans quelle mesure elles nous aident à trouver plus d'harmonie, de paix et de bonheur dans notre vie. Une autre question que nous pouvons nous poser est de savoir lesquelles de ces informations sont vraies et lesquelles il faut croire. 


3 La gratitude

La gratitude est un sentiment de reconnaissance et d'affection pour tout ce qui nous permet d'être ce que nous sommes, d'avoir ce que nous avons, de faire ce que nous faisons ou, plus simplement, pour tout ce qui nous permet de vivre. La gratitude ne se limite pas aux personnes qui nous aident, nous aiment ou nous protègent. Elle s'adresse à tous les objets familiers qui constituent notre environnement, à la nature, à la terre, à l'univers — dont nous sommes une partie inséparable — et aussi, ce que nous oublions souvent, à nous-mêmes. La gratitude est un des principaux ingrédients du bonheur. On ne risque jamais d'avoir trop de gratitude. En général, on en manque. 


4 Œuvrer pour la paix

Dans les temps difficiles que nous traversons, si nous voulons que les choses changent, il faut que ceux qui désirent la paix fassent quelque chose pour qu'elle se manifeste. Si nous voulons que les forces de la lumière l'emportent sur celles de l'ombre, il faut créer de la lumière. L'ombre ne peut exister dans la lumière. 

Notre monde est couvert de grandes zones d'ombres. Ces zones d'ombres sont l'ignorance et le conditionnement de la plupart des gens. Ce sont aussi la peur et les autres émotions négatives qui sont entretenues par cette ignorance et ce conditionnement. Ceux qui veulent maintenir le monde dans l'ombre — afin de pouvoir continuer à l'exploiter et le contrôler pour leur profit personnel — utilisent les structures de la société pour manipuler les gens. Les médias pour les garder dans l'ignorance de la vérité ; l'éducation, la médecine et le commerce pour les conditionner à accepter leur condition ; la guerre et le terrorisme pour les maintenir dans la peur. 


5 L'entropie

L'entropie, en physique, est « la fonction définissant l'état de désordre d'un système, croissante lorsque celui-ci évolue vers un autre état de désordre accru ». C'est une des propriétés des phénomènes de passer naturellement d'un état d'ordre à un état de chaos ou de désordre. L'univers et tous les phénomènes matériels sont régis par la loi de l'entropie. 

Il semble que la seule chose qui va à l'encontre de cette loi soit la vie, qui prend des éléments disparates pour constituer des êtres ordonnés. La plupart des activités humaines ont aussi pour but de lutter contre l'augmentation de l'entropie, sauf certaines, comme la guerre et la pollution, qui, au contraire, accélèrent la croissance naturelle de l'entropie. 


6 Le rire

On dit que le rire est le propre de l'homme. Est-ce que nous rions assez ? Combien de fois par jour, ou par mois, utilisons-nous cette capacité dont la nature nous a doté ? Le rire est une excellente thérapie. Pour le corps physique : il fait travailler toute une série de muscles qui stimulent les glandes et les organes, et il active la respiration et la circulation sanguine. Pour le corps émotionnel : il dissipe la morosité, la mauvaise humeur, le stress et l'anxiété. Pour le corps mental aussi : il permet de percevoir les choses sous une autre perspective, et de les accepter avec plus de sagesse. 


7 L'art extra-sensoriel

L'art agit directement sur notre perception et sur notre énergie et, grâce aux émotions bienfaisantes qu'il nous fait éprouver, il produit la guérison et l'ouverture spirituelle, qui sont deux aspects d'un même processus de purification. 

L'art est une création humaine, par opposition à la nature qui est une création non humaine ou divine. La contemplation de l'art et celle de la nature peuvent toutes deux nous conduire à la guérison et à la spiritualité. 


8 La nature de l'esprit

La nature de l'esprit désigne notre essence spirituelle, liée à la sagesse primordiale et illimitée de la vacuité. Par opposition à notre mental, ou esprit ordinaire, qui est lié à l'intelligence limitée de notre cerveau matériel. La clarté de la nature de l'esprit est cependant voilée par les perceptions dualistes et conceptuelles de l'esprit ordinaire. L'ignorance, ou illusion, est de prendre ces perceptions, qui comprennent tous les objets et phénomènes que perçoivent nos sens — c'est-à-dire le monde dans lequel nous vivons —, pour la réalité absolue. 


9 Voyage dans le temps

Imaginez que vous venez de faire l'amour, votre compagne s'est endormie à vos côtés et l'aube va bientôt se lever. Au moment où vous allez, vous aussi, vous laisser glisser dans le sommeil, de curieuses sensations physiques s'emparent de votre corps, des formes géométriques lumineuses apparaissent dans votre champ visuel et vous vous trouvez transporté subitement dans la peau d'un autre homme, cinq mille ans dans le futur, dans un endroit étrange, qui vous semble familier, mais que vous ne reconnaissez pas vraiment. 


10 Les quatre émotions divines

L'enseignement du Bouddha parle de quatre émotions divines. Elles sont aussi appelées les quatre incommensurables ou les demeures des dieux. Parce que, lorsqu'on éprouve ces émotions, on vit dans la béatitude, comme les dieux. Ces quatre émotions sont l'amour, la compassion, la joie et l'équanimité. Ce sont quatre amies qu'il faut inviter à partager notre vie. En même temps, congédions les ennemis, les émotions négatives. Les quatre émotions divines répondent à toutes les situations sociales, pour éliminer les tensions et créer la paix. Elles sont une médecine pour l'esprit et le corps, un secret pour bien dormir et un moyen de faire du bien, à soi, aux autres, à la société, à l'environnement. Unies à la sagesse, elles produisent l'énergie et la clarté, la paix et l'harmonie, la libération de la peur et de la souffrance ; elles sont la source et l'essence de l'illumination. 


11 Le reiki

Reiki est un des noms qui désigne une technique de guérison millénaire : l'imposition des mains. En réalité, il signifie beaucoup plus que ça… Reiki est un mot japonais. Ki signifie « énergie » ou « force vitale », et rei signifie « divin », « cosmique », « universel », « spirituel ». 

Cette énergie, le reiki, est présente en toute chose, c'est elle qui insuffle la vie, qui régit la physique des particules élémentaires et coordonne les mouvements des astres et des galaxies. C'est une énergie qui répond aux lois de l'harmonie, de la sagesse et de l'amour. Elle est disponible constamment et partout ; son abondance est infinie, inépuisable. Comme elle n'a jamais cessé d'être présente, pour y avoir accès, il suffit de l'invoquer. Mais, dans la société moderne, nous avons oublié que nous avions ce pouvoir et, dans notre ignorance, nous négligeons cette source d'abondance, de guérison, de sagesse et d'amour. 


12 Le prix du bonheur

La société de consommation, pour faire fonctionner son système, a fait croire aux gens que le bonheur pouvait s'acheter avec de l'argent, oubliant le vieux proverbe qui dit que « l'argent ne fait pas le bonheur ». Ainsi, la plupart des gens travaillent comme des bêtes ou des esclaves pour gagner de l'argent afin d'acheter toutes sortes de biens matériels, de services et de loisirs qui devraient, soi-disant, les rendre heureux. 

Malheureusement, ça ne marche pas. Et l'on constate que plus les pays sont riches et plus les gens sont malheureux. La société de consommation produit toute une série de phénomènes qui vont dans le sens opposé de la recherche du bonheur. 


13 Guerre et paix

La paix est un des plus importants ingrédients du bonheur. Être en paix avec soi-même, avec autrui, avec le monde. Et le plus sûr moyen d'être en paix avec le monde est d'être en paix à l'intérieur. Lorsque notre paix intérieure est stable et inébranlable, nous sommes en paix, quelles que soient les conditions extérieures. Mais ce n'est pas facile, et la plupart des gens n'en sont pas encore là. 

La paix intérieure, il faut la cultiver, petit à petit, un peu chaque jour, jusqu'à ce qu'elle devienne invincible. Au début, pour être en paix à l'intérieur, il faut être en paix à l'extérieur. 


14 Contempler le ciel

L'observation des phénomènes et des objets qui se déplacent dans le ciel est passionnante, mais ce qui me fascine le plus c'est l'observation du ciel lui-même. L'espace, cette immensité infinie et vide, le calme et le silence qui l'habite, cette ouverture sur d'autres dimensions, sur l'inconnu, sur l'au-delà… Je ne me lasse pas de laisser mon regard se perdre dans le bleu du ciel ou dans l'obscurité insondable de la nuit. C'est là que je perçois la demeure des dieux, la vérité absolue, la source de toute manifestation. Là que j'imagine l'existence des mondes invisibles et des contrées célestes où mon âme aspire à retourner un jour. 


15 La gentillesse

Les rapports que nous avons avec autrui ont une grande influence sur notre bonheur. Lorsque les personnes que nous fréquentons sont sympathiques et accueillantes, c'est plus agréable que lorsqu'elles sont agressives et renfrognées. 

Être heureux parce que les autres sont gentils avec nous est une bonne chose, mais il ne faut pas en rester là. Nous devons comprendre que tous les êtres sont comme nous : ils cherchent le bonheur et aiment qu'on les traite avec respect et bienveillance. Adoptons donc, nous aussi, cette attitude dans nos rapports avec autrui. 


16 Le wu wei

Wu wei est un terme chinois qui signifie « non-action », « non-faire ». Wei veut dire « faire » et wu est un adverbe de négation. L'idée du wu wei est assez subtile, car elle ne signifie pas simplement ne rien faire, mais définit plutôt une façon appropriée de faire. Elle nous explique ce qu'il est judicieux de faire et de ne pas faire. La phrase-clé du wu wei se trouve dans le Dao de jing de Lao Tseu : « Le Tao ne fait rien, et pourtant rien n'est laissé inachevé. » 


17 Fils électriques

Hier j'ai décidé de donner mon vieil ordinateur, une grosse machine lourde et bruyante qui dégageait beaucoup de chaleur et de pollution électromagnétique. Je ne m'en servais plus depuis que j'utilise un portable. Il était posé, avec ses différents accessoires, sur trois petits meubles placés à quelque distance du mur afin de laisser la place à un embrouillamini de fils et de câbles, et toute une série de transformateurs. Cet endroit était devenu un nid à poussière qui dégageait une énergie malsaine et abritait une colonie prospère d'insectes et de vermines. 

En dénouant ces câbles emmêlés et en nettoyant ce coin, je contemplais la stupidité avide et les paradoxes de notre société technologique ; et je réalisais où le bât blesse : au niveau de notre alimentation en énergie. D'un côté, nous possédons des appareils minuscules, rationnels, très performants et sophistiqués. De l'autre, pour alimenter en énergie ces appareils qui ne demandent qu'une faible source de courant, nous devons utiliser de gros câbles et des transformateurs, souvent plus encombrants et plus lourds qu'eux, qui dégagent une abondante chaleur. L'énergie gaspillée est bien supérieure à celle utilisée par l'appareil. 


18 Les cinq blessures

Selon Lise Bourbeau, fondatrice de l'école « Écoute ton corps », il y a cinq blessures fondamentales dont nous sommes susceptibles de souffrir dans notre petite enfance. Elles ont, depuis lors, conditionné notre comportement et affectent toujours notre vie d'adulte. Ces cinq blessures sont le rejet, l'abandon, l'humiliation, la trahison et l'injustice. Elles nous furent généralement infligées par nos parents ou par des figures d'autorité qui s'occupaient de nous à ce moment-là. Une des blessures est généralement prédominante, mais il est courant d'en avoir plusieurs ou même de les avoir toutes les cinq, à des degrés divers. 

A chacune des blessures correspond un masque, ou comportement défensif, que nous avons adopté pour faire face à des situations similaires à celle qui a créé la première blessure, et nous en protéger. Ces cinq masques sont respectivement ceux du fuyant pour le rejet, du dépendant pour l'abandon, du masochiste pour l'humiliation, du contrôlant pour la trahison et du rigide pour l'injustice.

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