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LE GUIDE DU BONHEUR
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Extraits 2 – Chapitres 19 à 36

19 Les prophètes

Il arrive souvent que des prophètes qui proviennent de cultures et de périodes différentes, sans contacts entre eux, fassent les mêmes révélations. De nombreux prophètes annoncent des événements dramatiques pour la période actuelle, des catastrophes naturelles, des épidémies, une nouvelle guerre mondiale, la disparition tragique d'une grande partie de la population mondiale et même la fin du monde. Curieusement, il existe aussi un grand nombre de prophéties, provenant souvent des mêmes sources, qui prédisent exactement le contraire, c'est-à-dire le début d'une longue période de paix et d'harmonie, un nouvel âge d'or sur la planète Terre. 


20 Le visible et l'invisible

Une des principales causes des difficultés que nous rencontrons dans notre existence sur cette planète est la capacité limitée de nos organes des sens et la perception de la réalité qui en découle. Nous ne voyons que ce qui est visible pour nos yeux, c'est-à-dire les objets matériels de dimension moyenne lorsqu'il sont éclairés par une source lumineuse dont la fréquence est située dans notre spectre visible. Ainsi, nous nous sommes créé une compréhension du monde basée sur les seules choses que nous voyons. Une perception matérialiste du monde. 


21 La mort

Chaque jour, environ trois cent mille personnes meurent sur la terre. C'est une moyenne, certains jours il en meurt cinq ou dix mille de plus ou de moins, une variation de deux ou trois pour cent. La mort est un phénomène normal et naturel dans notre type d'existence. Chaque être vivant, dans ce système, — plante, animal ou humain — naît, vit pendant une période plus ou moins longue selon son espèce, et meurt. 

Les causes de la mort, dans le cas des êtres humains, sont diverses : maladie, accident, meurtre, attaque d'un animal, vieillesse, exécution, catastrophe naturelle, terrorisme, erreur médicale, guerre, empoisonnement par des substances polluantes ou malsaines, suicide, torture… Nous savons tous que nous allons mourir un jour, même si, dans notre société, nous n'aimons pas cette idée.


22 Les solides platoniciens

Les cinq solides platoniciens sont le tétraèdre, le cube, l'octaèdre, le dodécaèdre et l'icosaèdre. Le plus connu est le cube, volume formé de six faces carrées. Les faces du tétraèdre, de l'octaèdre et de l'icosaèdre sont respectivement quatre, huit et vingt triangles équilatéraux. Les douze faces du dodécaèdre sont des pentagones équilatéraux. Les géomètres et les penseurs ont toujours, même avant Platon, été en admiration devant ces cinq solides parfaitement symétriques. 

La vision de la symétrie éveille en nous le sens de l'ordre, de la beauté et de l'harmonie, car la symétrie est dans nos gènes et nous vivons dans un corps symétrique. La nature fonctionne et évolue selon des schémas et des processus symétriques. Et l'homme reflète les systèmes créatifs de la nature dans ses propres créations, en particulier dans les arts plastiques, la musique, l'architecture et l'artisanat. 


23 L'impermanence

La notion d'impermanence nous enseigne que tous les phénomènes conditionnés, qu'ils soient matériels ou mentaux, grossiers ou subtils, à l'intérieur ou à l'extérieur de nous, sont en constante transformation et en perpétuel mouvement. Ils naissent, passent et meurent, mais ils ne s'immobilisent et ne persistent jamais. Tous les objets matériels sont composés d'innombrables particules en mouvement. La terre tourne sur elle-même et autour du soleil qui, lui, se déplace à une vitesse vertigineuse à l'intérieur de la galaxie. D'innombrables processus physiologiques, métaboliques et chimiques s'accomplissent à tous les niveaux de notre organisme, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, pendant toute notre vie. Quant aux processus mentaux, tous ceux qui ont essayé de méditer ne doutent plus de leur impermanence. 


24 Que faire ?

En réponse à mon message Soulager la misère coûte beaucoup moins cher que la guerre, qui donnait des chiffres à l'appui, un ami m'a répondu : « Nous savons cela depuis des décennies, mais que faisons-nous ? » Que faisons-nous pour que les choses changent, pour créer un monde meilleur ? C'est en effet une bonne question, car il est facile de juger et de critiquer la situation actuelle, les choses que nous n'aimons pas dans le monde, mais il est moins facile de proposer des solutions et de poser des actions pour les mettre en place. 

La première chose à faire est d'accepter notre part de responsabilité dans ce qui se passe, dans ce qui nous arrive, à tous les niveaux. Tout ce qui nous arrive personnellement, mais aussi ce qui se produit dans notre famille, notre communauté, notre pays, ainsi que dans le monde et dans l'univers. Tout est lié. Nous faisons partie d'un tout et chacune de nos actions — nos actions du mental, de la parole et du corps — ont un effet non négligeable sur le tout. 


25 La beauté

La beauté est un des besoins de notre corps émotionnel. C'est un ingrédient très important de notre vie qui est souvent négligé dans la société moderne. La beauté est la recherche de la qualité et de la pureté de nos perceptions. Elle est ressentie par le cœur et produite par l'amour et la créativité. La recherche de la quantité, du profit, de la facilité, de la rapidité ou de l'efficacité produit rarement la beauté. La beauté est un ornement de l'ordinaire qui exige de l'attention, de l'inspiration et de la générosité. La nature produit la beauté spontanément, mais l'homme doit la cultiver pour qu'elle se manifeste dans ses activités et devienne une qualité de sa vie. 


26 Évolution

Toute évolution exige des transformations. Et tout ce qui n'évolue pas, dégénère et meurt. On peut donc se demander, en observant la nature, la société, l'espèce humaine, si nous sommes actuellement dans un processus d'évolution ou de décadence. On peut se poser la même question en s'observant soi-même. Mon idée est que le tout évolue, mais que certaines parties de ce tout, celles qui ne servent pas, ou plus, l'évolution, dégénèrent et disparaissent. On observe dans tout processus d'évolution que les éléments individuels, par leur dégénérescence et leur mort, permettent l'évolution de l'ensemble, et la naissance de nouveaux éléments plus évolués et plus performants que les anciens. Ce qui ressemble à une décadence ou un retour en arrière apparaît, à un autre niveau, comme une crise de croissance. 


27 La souffrance

Le terme de souffrance, ici, est une traduction du mot pali dukkha. C'est certainement l'un de ses sens, mais, dans le cadre des enseignements bouddhiques, dukkha n'indique pas nécessairement une expérience douloureuse. Insatisfaction, imperfection, insécurité ou stress expriment mieux sa connotation particulière. 

La traduction de dhukka par souffrance a souvent conduit à l'idée fausse que le bouddhisme est une religion qui préconise la souffrance, alors que sa pratique conduit, au contraire, à la cessation de la souffrance, ou de dukkha. Le Bouddha a cependant considéré que dukkhaétait un aspect particulièrement important de notre existence, puisqu'il y a consacré son premier enseignement après avoir atteint l'éveil, à Bodh-Gaya, à l'âge de trente-cinq ans. Cet enseignement se nomme « les quatre nobles vérités ». Il le donna dans le parc des biches de Sarnath, près de Bénarès, aux cinq ascètes avec qui il avait médité dans la forêt avant son illumination. 

La première noble vérité est l'existence de dukkha, la seconde est la cause de dukkha, la troisième la cessation de dukkha et la quatrième la voie qui conduit à la cessation de dukkha. Si l'énoncé de cet enseignement est simple et concis, il est par contre très profond. Il constitue la fondation de tous les enseignements et les pratiques bouddhiques, et il est reconnu comme tel par toutes les écoles du bouddhisme. 


28 L'ennéagramme

L'ennéagramme est un enseignement qui me fascine depuis que je l'ai rencontré. Il s'agit d'un système qui classe les personnalités en neuf types. La première fois que j'avais entendu parler de l'ennéagramme, c'était en lisant un livre de Gurdjieff. Il disait une chose qui m'avait étonné. Il prétendait qu'il était très facile de connaître les gens et de prévoir leurs réactions, car il n'existait que neuf types de personnalités. Gurdjieff avait appris l'ennéagramme des sufis d'Afghanistan, et il semble qu'il l'enseigna à certains de ses disciples lorsqu'il vivait à Paris, au début du 20e siècle. 

Le nom ennéagramme est celui d'une figure géométrique à neuf côtés, formée d'un triangle équilatéral et d'un hexagone concave irrégulier. Les neuf types sont placés aux neuf sommets de l'ennéagramme, et les côtés de la figure indiquent les rapports privilégiés qui existent entre les différents types. 

L'ennéagramme permet certes de mieux connaître les autres et leur personnalité ; et il est utilisé, dans les entreprises, pour le recrutement du personnel et la gestion des capacités de chacun. Je trouve, toutefois, que la plus grande qualité de l'ennéagramme est d'apprendre à se connaître soi-même. 


29 Les perfections

L'enseignement du bouddhisme nous recommande de pratiquer un certain nombre de qualités, ou vertus, appelées parami en pali et paramita en sanskrit (de parama, suprême). Elles furent développées jusqu'à la perfection par le Bouddha au cours de ses nombreuses vies antérieures, qui sont racontées dans les contes du Jataka. Les bodhisattvas cultivent ces qualités dans le but d'aider tous les êtres sans discrimination, de leur apporter le bonheur et de les libérer de la souffrance. 

Les perfections sont des ingrédients essentiels de la vie spirituelle et tous ceux qui se soucient de l'harmonie du monde dans lequel ils vivent se doivent de les cultiver. Une personne qui possède ces qualités, même si ce n'est pas au point de perfection du Bouddha, est une bénédiction pour son entourage, pour la société et pour l'environnement. 


30 Les émotions

Le mot émotion vient de motion, mouvement. Une émotion est une réaction affective qui provoque un mouvement d'énergie dans notre corps. Cette réaction affective, plus ou moins violente, est causée par la sensation qui accompagne automatiquement toute perception sensorielle, que ce soient les perceptions de nos sens physiques, la vue, l'ouïe, le toucher, le goût et l'odorat, ou celles de notre sens mental, c'est-à-dire nos pensées. Ces sensations, selon l'enseignement du Bouddha, sont de trois types : agréables, désagréables ou neutres. Cela signifie que, simultanément à chaque perception, une sensation nous dit si ce que nous voyons, entendons, etc., nous plaît, nous déplaît ou nous est indifférent. Si la sensation est agréable, nous sommes attirés par l'objet de notre perception ; si elle est désagréable, nous rejetons cet objet ; si elle est neutre, nous l'ignorons. 

Beaucoup de personnes pensent que les émotions sont ce qui donne le piment à la vie et, pour rien au monde, elles ne voudraient renoncer à leurs émotions. Pourtant tout le monde sait que manger trop de piment donne des ulcères et des hémorroïdes. Autant la sagesse ancestrale que les dernières recherches scientifiques nous montrent qu'il existe deux sortes d'émotions : celles qui sont nuisibles à notre santé et notre bien-être ; et celles qui sont, au contraire, bienfaisantes. 


31 Santé et maladie

Les notions de santé et de maladie sont sans doute celles que notre société moderne a le plus de mal à comprendre. Nous considérons généralement la maladie comme une série de symptômes douloureux qui se manifestent dans le corps physique ; et la santé comme l'absence de ces symptômes. C'est une vue si limitée qu'elle n'a presque plus aucun rapport avec le sujet. Elle provient de l'ignorance de ce que nous sommes, de notre vraie nature. 

La santé et la maladie ne se limitent pas à la présence ou à l'absence de symptômes, mais représentent un état d'harmonie ou de disharmonie, le fonctionnement ou le dysfonctionnement, de l'ensemble ou d'une de ses parties. Le manque d'harmonie se manifeste par des symptômes. Le symptôme est un signal d'alarme qui nous informe de l'existence d'une disharmonie ou d'un dysfonctionnement, mais il n'est pas la cause de ce déséquilibre. La cause se situe généralement à un autre niveau, dans une autre dimension que celle où se manifeste le symptôme. 


32 Le golf

Une des plus importantes vertus du golfeur est l'équanimité. Savoir rester calme, concentré et imperturbable, aussi bien après un bon qu'un mauvais coup. Dans la vie quotidienne, l'équanimité est une vertu très profitable, mais très difficile à pratiquer. Ce n'est pas différent sur un terrain de golf. On retrouve dans le jeu de golf la plupart des situations et des difficultés que l'on rencontre dans la vie de tous les jours, dans les rapports avec les autres joueurs, avec l'environnement et surtout avec soi-même. C'est pourquoi on compare souvent le golf à une pratique spirituelle. D'ailleurs certains sages, comme Krishnamurti, étaient de fins joueurs de golf. On dit aussi que le golf fait vivre à celui qui le pratique toute la gamme des émotions humaines, depuis l'extase qu'il ressent après avoir frappé un coup parfait, jusqu'aux plus amères frustrations lorsqu'il perd plusieurs balles de suite dans un lac ou un fourré. 


33 Le nouveau paradigme

Lorsqu'on pense à l'avènement d'une nouvelle société, d'un monde meilleur, il est facile de faire une liste de toutes les choses qui fonctionnent mal ou créent problèmes et souffrances dans le monde actuel. Toutes les choses qu'on aimerait changer. Il est un peu plus difficile d'imaginer des solutions meilleures. Mais le plus difficile me semble de prévoir comment la transition peut s'effectuer entre le monde actuel et un monde différent. Une des options est d'envisager une destruction massive de nos infrastructures et la mort d'une grande partie de la population, à la suite de grandes catastrophes naturelles ou provoquées par l'homme. Ou une troisième guerre mondiale qui laisserait la place libre à la reconstruction d'un nouveau type de civilisation. Cette solution n'est bien sûr pas souhaitable. Une transformation progressive et en douceur serait préférable. 


34 L'homéopathie

Je connaissais et utilisais depuis longtemps l'homéopathie, sans savoir pour autant comment elle fonctionnait ! J'ai constaté récemment qu'il existe, en France, une littérature très abondante sur ce sujet. J'ai lu deux petits livres pour me documenter, puis j'ai trouvé une explication particulièrement claire dans le livre de Thorwald Dethlefsen, Le destin, une chance à saisir. J'ai appris que l'homéopathie avait été inventée au début du 19e siècle par Samuel Hahnemann (1755-1843), selon le principe de similitude, « simila similibus curantur » (le semblable est guéri par le semblable), qui fut déjà énoncé dans l'antiquité par Hippocrate. La médecine allopathique, par contre, est basée sur le principe du contraire. Hahnemann a découvert par l'expérience que si une substance produit un certain symptôme dans le corps, on peut utiliser cette même substance pour soigner une maladie qui provoque le même symptôme. Une substance qui est un poison devient un remède contre ce même poison lorsqu'elle est prise en très petite quantité. C'est ce qu'on entend lorsqu'on parle de doses homéopathiques. 


35 Le son du silence

Une de mes plus profondes expériences spirituelles a toujours été celle du silence. En particulier lors des retraites de méditation. Rester pendant dix, quinze jours, ou davantage, sans parler, mais aussi sans écrire et sans lire. Parler provoque de fortes turbulences mentales et émotionnelles. Dans le silence, ces turbulences s'apaisent, comme les vagues à la surface d'un lac ; et l'esprit se calme, devient immobile. Trouver le silence intérieur est un des grands bienfaits de la méditation. 


36 Science et spiritualité

Mes croyances sont fondées davantage sur les révélations et les expériences spirituelles que sur la science. Je ne fais pas tellement confiance aux « faits » scientifiques, car ils changent chaque fois qu'un nouveau fait est découvert. La science est basée, avant tout, sur la réalité matérielle et la pensée logique. Comme elle ne s'applique qu'à une très petite partie de la réalité, le monde matériel, elle ne connaît qu'une très petite partie de la vérité. Chaque fois que la science s'ouvre à un nouveau niveau de réalité, on a l'impression qu'elle se rapproche de la spiritualité, qu'elle prouve ce que la sagesse ancestrale savait déjà. Car, dans notre société matérialiste, il est mal vu de croire le spirituel, l'invisible, sans preuves scientifiques.

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